mercredi 21 mai 2014

Paul, Alice Brière-Hacquet et Csil (Editions Frimousse)


Il paraît que ce livre m'attend depuis que je suis tout petit. Et que c'est même tata Célia qui l'a glissé dans les mains de maman quand je suis né. C'est drôlement chouette, parce que le petit garçon de l'histoire, il s'appelle comme moi. Et maintenant que je suis plus grand, je peux le prendre tout seul sur l'étagère, et l'apporter à maman pour qu'elle me lise cette belle histoire.

C'est un livre plein de belles choses et de beaux mots. L'autre jour, je parlais de poésie. Je ne sais pas vraiment bien ce que c'est, mais si ça devait être quelque chose, ça serait ce livre. 



C'est l'histoire d'un petit garçon qui cache plein de couleurs en lui. Il a un peu peur du monde, un peu comme moi : il est tout content de voir les choses mais il aime bien que sa maman ou son papa soit là, avec lui, pour le rassurer si besoin. Moi aussi, à chaque fois que maman me dit non, je deviens tout blanc ou tout rouge ou tout vert, ou j'ai un peu une peur bleue, quand je ne sais pas d'où vient un bruit, ou mes joues sont toutes rouges, quand je reçois un bisou d'Emilia.   

Un jour, Paul se déguise en chevalier et voyage au tour du monde. Et c'est là qu'il voit que le monde, lui aussi, est plein de couleurs. Il y a "le violet des soirs d'été", "le rose des belles choses"... Quand il revient à la maison, Paul commence à dessiner, dessiner, dessiner tout ce qu'il a vu. Et tous les enfants du monde comprennent que le petit Paul est devenu grand, mais qu'il a su "garder son âme d'enfant" comme me dit maman. 



C'est tellement beau que ce livre-là, il est un peu spécial pour moi, et que je le range toujours tout délicatement, une fois les dernières pages refermées... et puis je me mets à rêver aux couleurs et au monde...


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