jeudi 26 juin 2014

Le petit bateau de petit ours - Eve Bunting & Nancy Carpenter (Edition L'Ecole des Loisirs, collection Pastel)


C'est l'histoire d'un petit ours, comme moi, qui avait fait d'un petit bateau son ami avec qui tout partager. C'était son refuge, sa cabane - son tipi à lui- et il y était heureux. Il s'y asseyait, faisait le tour du lac, comme sur le petit bateau de mummi et vaari près du chalet de l'île. Il y pêchait aussi, comme tonton Deniz parfois, même si dans l'histoire l'ours semble avoir plus de chance pour attraper des poissons...


Mais un jour, le petit ours grandit, grandit, jusqu'à devenir trop grand pour rester assis sur son petit bateau. Et même en essayant, il finit par tomber dans l'eau. Alors, il devient très très triste, et sa maman lui explique que tous les petits ours doivent grandir, et que tous les petits bateaux resteront toujours petits... C'est ainsi. Alors, pour redevenir heureux, le petit ours qui est devenu grand part à la recherche d'un autre petit ours pour lui confier son bateau et pour que son ami continue à voguer sur le lac. 


Maman me dit de ne pas vous raconter la fin, mais je peux vous dire qu'elle est très jolie. Ce livre-là, je demande à maman de me le lire tous les soirs, parce que l'histoire est très belle et les dessins pleins de tendresse, comme dirait maman. Et quand nous refermons les pages de ce petit livre, moi non plus, je n'ai plus peur de grandir.

mercredi 4 juin 2014

Les instruments du monde, vol.2, Marion Billet (Editions Gallimard, collection Les imagiers sonores)



Il paraît que j'ai eu le rythme dans le sang avant de savoir marcher. La preuve, maman m'a montré une vidéo où je bougeais mes jambes en musique en m'accrochant au meuble de la télé. J'aime bien quand tatie Maiju me joue du violon et me montre comment il faut pincer les petites cordes pour faire du bruit. Et j'aime aussi monter à califourchon sur la guitare de papa pour jouer quelque chose, ou escalader le tabouret du piano de maman et appuyer sur les touches avec mes petits doigts. Maman et papa, ils m'ont offert un xylophone pour mon anniversaire. C'est rigolo de frapper avec les baguettes pour faire de la musique... Hier, j'avais le droit d'amener un jouet à la crèche et j'ai choisi une petite maracas et un bracelet à grelots que mamy m'a donné pour chanter avec. 

Et c'est mamy qui m'a montré ce chouette livre, avec des animaux de plein de pays différents, qui jouent des instruments de musique, quand j'appuie sur le petit rond avec mon doigt. Le mouton joue de la cornemuse avec son beau chapeau coloré, la tortue de la guitare un peu électrique, le crocodile du bongo, et là, maman, elle commence à faire des petits pas... alors je recommence, encore et encore, pour le plaisir de la voir danser... 





Quand j'étais petit, je jouais beaucoup avec plein d'autres livres qui ressemblent à celui-là, pour écouter le chant des oiseaux et me rappeler les moments dans le jardin de vaari à les regarder ou encore celui avec le son d'un bisous de maman (et ensuite, je demande un vrai à la mienne!) et celui de guili-guilis de papa et après, je ferme le livre, tellement ça chatouille!

mercredi 21 mai 2014

Paul, Alice Brière-Hacquet et Csil (Editions Frimousse)


Il paraît que ce livre m'attend depuis que je suis tout petit. Et que c'est même tata Célia qui l'a glissé dans les mains de maman quand je suis né. C'est drôlement chouette, parce que le petit garçon de l'histoire, il s'appelle comme moi. Et maintenant que je suis plus grand, je peux le prendre tout seul sur l'étagère, et l'apporter à maman pour qu'elle me lise cette belle histoire.

C'est un livre plein de belles choses et de beaux mots. L'autre jour, je parlais de poésie. Je ne sais pas vraiment bien ce que c'est, mais si ça devait être quelque chose, ça serait ce livre. 



C'est l'histoire d'un petit garçon qui cache plein de couleurs en lui. Il a un peu peur du monde, un peu comme moi : il est tout content de voir les choses mais il aime bien que sa maman ou son papa soit là, avec lui, pour le rassurer si besoin. Moi aussi, à chaque fois que maman me dit non, je deviens tout blanc ou tout rouge ou tout vert, ou j'ai un peu une peur bleue, quand je ne sais pas d'où vient un bruit, ou mes joues sont toutes rouges, quand je reçois un bisou d'Emilia.   

Un jour, Paul se déguise en chevalier et voyage au tour du monde. Et c'est là qu'il voit que le monde, lui aussi, est plein de couleurs. Il y a "le violet des soirs d'été", "le rose des belles choses"... Quand il revient à la maison, Paul commence à dessiner, dessiner, dessiner tout ce qu'il a vu. Et tous les enfants du monde comprennent que le petit Paul est devenu grand, mais qu'il a su "garder son âme d'enfant" comme me dit maman. 



C'est tellement beau que ce livre-là, il est un peu spécial pour moi, et que je le range toujours tout délicatement, une fois les dernières pages refermées... et puis je me mets à rêver aux couleurs et au monde...


lundi 12 mai 2014

P'tit Loup (Eléonore Thuillier, Auzou Jeunesse)



Quand j'étais tout petit, j'avais peur du loup... Tu sais, le loup de la comptine que me chante maman parfois, quand les enfants se promènent dans la forêt et que le loup s'habille. Quand je n'étais pas plus grand que deux pommes, je ne voulais pas que le loup, il court vers les petits enfants, même si je sais qu'après, il tombe dans l'eau.

Mais ça c'était avant. Aujourd'hui, je suis grand comme trois pommes. Si, c'est vrai, je suis un grand garçon maintenant. Ma maman, elle me le dit tout le temps. Et c'est vrai que je veux tout faire tout seul, même si maman, elle m'aide un peu. Je dis que c'était avant parce que depuis, j'ai rencontré P'tit Loup. 




P'tit Loup, c'est ma mamy qui me l'a présenté un jour. Ce P'tit Loup là, il apprend à s'habiller, comme moi. Et puis, le petit chaperon rouge, et tout un tas d'animaux, lui demandent où il est, et ce qu'il fait. Et le P'tit Loup, il répond qu'il met sa culotte, sa salopette et ses baskets. Mais à la fin de l'histoire, il ne va pas nous manger, mais il met son sac de classe et il va à l'école! J'aime bien ce P'tit Loup là, c'est un peu mon copain. Et puis, dans le livre, on peut toucher des morceaux de tissus différents, et attacher les bretelles de la salopette et les lacets des chaussures... Et maman, elle m'aide encore un peu, comme en vrai...




Il n'y a pas longtemps, maman m'a lu une autre histoire de mon ami. Celle où P'tit Loup, il a peur du noir. P'tit Loup, il est un peu comme moi. Il a son petit lit à lui, mais il n'est pas encore très rassuré tout seul, la nuit. Alors, avant de s'endormir, il demande à maman de vérifier dans le placard s'il n'y a pas de monstre, et puis à papa de regarder sous le lit, s'il n'y a pas de méchant dragon. Et puis, il serre tout fort contre lui son petit doudou. Mais il fait aussi des cauchemars, et maman et papa, ils se serrent tout fort contre lui. Comme ça, il n'a plus peur de rien... Moi, c'est la fin de l'histoire que je préfère... Parce que quand maman me la lit, elle me fait aussi un gros câlin, comme la maman et le papa de P'tit Loup. Et puis, elle tourne la dernière page et me montre P'tit Loup qui voudrait bien dormir maintenant, mais... papa et maman se sont endormis dans son lit! 




Grâce à P'tit Loup, je n'ai plus peur des loups ni du noir! Et je me suis trouvé un nouveau copain, avec qui je vais partager encore plein de nouvelles histoires. 










mardi 6 mai 2014

La petite taupe Krtek (Zdeněk Miler, Editions Autrement Jeunesse)








Ma maman me dit souvent qu'elle va parler à ses copines de mon amie, la petite taupe Krtek. Elle ne comprend pas pourquoi ce bijou tchèque n'est pas si connu des petits Français. Dans le pays où je suis né, en Finlande, tous les enfants de mon âge connaissent ce petit animal que l'on appelle ici myyrä, presque aussi aimée que les Moumines. 



Il paraît que le papa de la petite taupe s'appelait Zdeněk Miler, un vieux monsieur qui dessinait des dessins animés. J'aime bien la vraie histoire de la naissance de la petite taupe, quand le monsieur s'est promené et a trouvé une "taupinière", la maison de la petite taupe, comme m'a expliqué maman, et qu'il a commencé à rêver aux aventures du petit animal. Il paraît même que c'était juste avant que mamy soit bébé... 

J'aime regarder les dessins animés de la petite taupe, et puis c'est facile à comprendre dans toutes les langues, parce que la petite taupe, elle dit toujours ahoj (ça veut dire bonjour en tchèque, la langue de la taupe) et elle est tellement gentille qu'elle a plein d'amis, comme la souris Mishka, le lapin Zajic et le hérisson Jezek et quelques grenouilles... 



Mais moi, ce que je préfère, c'est que maman me lise les livres de la petite taupe, le soir avant de m'endormir. Les dessins sont pleins de couleurs merveilleuses, les animaux sont trop tendres. Mon amie Krtek, il lui arrive toujours tout plein d'aventures et elle me montre le monde, ce qui est beau, comme les fleurs, la forêt, et aussi les lumières des voitures dans la ville la nuit, dans l'histoire où la petite taupe rêve d'avoir une petite voiture rose... et aussi qu'aider les autres, c'est important, comme dans l'aventure de la petite taupe en voyage autour du monde pour trouver de la camomille pour son ami malade, le petit lapin.



Alors, comme dit maman, si vous ne connaissez pas encore ce "trésor", je veux bien vous prêter ma petite taupe et partager ses histoires, parce que sans elle, le monde serait plus gris...

lundi 5 mai 2014

Dedans, dehors de Lizi Boyd (Albin Michel Jeunesse)





Ce livre-là, je pourrais y rêver des heures devant... Quand maman me parle de poésie, je ne sais pas trop ce que c'est, mais j'imagine bien que c'est beau... comme ces images pleines de couleurs et de dessins tendres, trop mignons. J'aime à glisser mes petits doigts dans les fenêtres ouvertes sur d'autres images et d'autres pages. Et puis le papier est si doux... maman me dit que ça s'appelle du papier "recyclé".


Le monde de ce petit garçon brun qui me ressemble un peu est un monde rempli de fleurs sauvages, d'une tortue blanche, d'un petit chat qui passe et repasse, et d'un chien noir, de petites souris et d'oiseaux blancs. L'hiver, le petit garçon qui sourit tout le temps plante des graines dedans et joue à s'inventer des histoires. Il dessine la neige qui tombe, saute dans les flaques du printemps, court, court, court après son cerf-volant, fait un bateau à voile et le pose dans la piscine, l'été, et puis ramasse les feuilles d'automne oranges, rouges, jaunes... avant de se préparer pour une nouvelle saison. 

Mais chut, ce n'est pas vraiment une histoire qui se raconte, mais un livre à ouvrir, découvrir, pour raconter ce que l'on voit, chanter ce que l'on sait, et puis surtout faire de jolis rêves tout plein de soleil.




dimanche 4 mai 2014

Dis maman, on lit une histoire?



Quand papa part travailler sur les ordinateurs par le train, maman m'amène à la crèche voir les copains. Moi, je m'amuse bien et puis, je sais qu'elle n'est pas loin. Ma maman, elle travaille un peu à la maison, sur les livres. L'après-midi, j'aime aller me promener au parc au tipi, faire de la balançoire et voir la mer... Et quand on rentre à la maison, je vais voir mes petits livres et maman me demande d'en choisir un et on le lit tous les deux. Et puis ce que j'aime encore mieux, c'est quand maman me lit l'histoire avant de faire dodo. Quand on éteint la lumière, elle me caresse les cheveux et  elle me demande à quoi je vais rêver... Je vais rêver à papa, maman, le chocolat, mamy, papy, mummi et vaari, les taties, les tontons...et puis quand je serai plus grand, moi aussi je veux travailler un peu sur les livres, comme Ivan Nabokov, le grand monsieur auquel j'ai emprunté son fauteuil, quand maman m'a emmené en pique-nique chez ses copines au travail - à l'époque, je marchais encore à quatre pattes. Moi, c'est Paul, j'ai deux ans et demi et je suis dévoreur de livres. Dis maman, on lit une histoire?